Un audit interne permet à une entreprise de vérifier si ses processus, ses contrôles, ses enregistrements et ses pratiques de conformité fonctionnent comme prévu. Il ne s'agit pas d'un simple exercice de conformité. C'est l'un des outils les plus concrets dont dispose une entreprise pour détecter les problèmes tôt, réduire les risques et renforcer la confiance dans ses propres opérations.
En Suisse, l'audit interne est particulièrement précieux pour les entreprises qui ont besoin d'une gouvernance plus solide, d'un reporting financier précis et d'une bonne préparation aux contrôles externes. Pour les grandes entreprises soumises à un contrôle ordinaire, la loi suisse va plus loin. En vertu du Code des obligations suisse, le réviseur statutaire est tenu d'examiner l'existence d'un système de contrôle interne. Les entreprises qui dépassent deux des seuils suivants sur deux exercices consécutifs sont soumises aux règles du contrôle ordinaire : total du bilan de CHF 20 millions, chiffre d'affaires de CHF 40 millions ou 250 postes à plein temps.
Même pour les entreprises en dessous de ces seuils, un processus d'audit interne bien conduit témoigne d'une maturité organisationnelle, réduit l'exposition aux risques et prépare l'entreprise à la croissance ou à un examen externe.
Ce guide vous explique comment réaliser un audit interne en 10 étapes claires et pratiques, conçues pour les PME suisses, les entreprises internationales opérant en Suisse et les équipes financières qui préparent leur prochain contrôle.
Qu'est-ce qu'un audit interne ?
Un audit interne est un examen structuré de la façon dont une entreprise gère les risques, contrôle ses opérations, protège ses actifs, respecte les règles et communique ses informations financières. Pour comprendre comment réaliser un audit interne, il faut d'abord comprendre ce qu'il est conçu pour vérifier.
Considérez-le comme un bilan de santé de votre entreprise. Il montre ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas et où les risques peuvent être cachés.
Audit interne vs audit externe
Les audits internes et les audits externes sont souvent confondus. Ils servent des objectifs différents.
Critère
Audit interne
Audit externe
Objectif principal
Améliorer les processus internes et réduire les risques
Donner une opinion indépendante sur les états financiers
Destinataires
L'entreprise
Actionnaires, régulateurs, prêteurs et tiers
Périmètre
Processus, contrôles, risques, systèmes et conformité
Principalement les états financiers et les enregistrements comptables
Calendrier
Peut être réalisé régulièrement au cours de l'année
Généralement réalisé après la clôture de l'exercice
Résultat
Constats, recommandations et actions d'amélioration
Opinion ou rapport d'audit
Objectif principal
Audit interneAméliorer les processus internes et réduire les risques
Audit externeDonner une opinion indépendante sur les états financiers
Destinataires
Audit interneL'entreprise
Audit externeActionnaires, régulateurs, prêteurs et tiers
Périmètre
Audit interneProcessus, contrôles, risques, systèmes et conformité
Audit externePrincipalement les états financiers et les enregistrements comptables
Calendrier
Audit internePeut être réalisé régulièrement au cours de l'année
Audit externeGénéralement réalisé après la clôture de l'exercice
Résultat
Audit interneConstats, recommandations et actions d'amélioration
Audit externeOpinion ou rapport d'audit
Différences entre audit interne et audit externe
Un processus d'audit interne solide peut également préparer une entreprise à un audit externe. Il permet d'identifier les lacunes de contrôle, les documents manquants ou les problèmes de reporting avant que l'auditeur externe ne les examine.
L'audit interne et le contrôle interne sont étroitement liés, mais ils ne sont pas identiques.
Les contrôles internes sont les règles, procédures et dispositifs de protection qu'une entreprise utilise pour gérer les risques et garantir un reporting précis.
L'audit interne vérifie si ces contrôles fonctionnent en pratique. Par exemple, le système de contrôle interne d'une entreprise peut inclure :
Les limites d'approbation des achats
Les étapes de vérification des factures
Les contrôles d'autorisation de la paie
Les droits d'accès aux systèmes restreints
Les procédures de révision de la TVA
La séparation des tâches entre l'enregistrement et l'approbation
L'audit interne vérifie si les collaborateurs respectent ces contrôles. Il vérifie également si les contrôles sont suffisamment robustes pour prévenir les erreurs, détecter les fraudes et garantir un reporting fiable.
Exemples d'audit interne pour une PME suisse
Pour illustrer concrètement, voici des scénarios d'audit interne courants pour une PME suisse :
Une entreprise de 30 personnes à Genève examine son processus de paie pour confirmer que les modifications salariales sont correctement autorisées et que les calculs des cotisations sociales sont exacts.
Une société de négoce audite son processus de paiement des fournisseurs pour détecter les factures en double, les approbations manquantes et les paiements à des fournisseurs non autorisés.
Un cabinet de services professionnels examine ses déclarations de TVA pour s'assurer que les taux corrects sont appliqués et que toute la documentation justificative est en ordre avant la prochaine échéance.
Une société holding se prépare à son contrôle ordinaire en révisant la documentation de son système de contrôle interne et en testant à l'avance les contrôles financiers clés.
Une startup technologique audite les droits d'accès à son logiciel comptable pour s'assurer que seuls les utilisateurs autorisés peuvent saisir des écritures, approuver des paiements ou exporter des données financières.
Exigences d'audit en Suisse
La Suisse applique un système d'audit à plusieurs niveaux en vertu du Code des obligations. Le type d'audit requis dépend principalement de la taille, du statut juridique et des exigences des actionnaires de l'entreprise.
Pour les entreprises qui apprennent comment réaliser un audit interne, ces règles sont importantes car elles définissent le niveau de robustesse requis pour la documentation, les contrôles et les processus de révision financière.
Contrôle ordinaire
Un contrôle ordinaire est requis lorsqu'une entreprise dépasse deux des trois seuils suivants sur deux exercices consécutifs :
Critère
Seuil
Total du bilan
CHF 20 millions
Chiffre d'affaires annuel
CHF 40 millions
Équivalents plein temps
250
Total du bilan
SeuilCHF 20 millions
Chiffre d'affaires annuel
SeuilCHF 40 millions
Équivalents plein temps
Seuil250
Seuils du contrôle ordinaire
Dans le cadre d'un contrôle ordinaire, le réviseur statutaire doit examiner l'existence et le fonctionnement du système de contrôle interne de l'entreprise. Un cadre de contrôle documenté et testé est donc indispensable, et non facultatif.
En pratique, les entreprises soumises au contrôle ordinaire doivent être en mesure de démontrer :
Des procédures d'approbation financière claires
Des contrôles comptables et de reporting documentés
Des rôles et responsabilités définis
La preuve que les contrôles clés sont testés
Des enregistrements qui étayent les transactions et décisions importantes
Contrôle restreint
Les entreprises qui ne remplissent pas les critères du contrôle ordinaire sont généralement soumises à un contrôle restreint.
Le contrôle restreint est un examen allégé. Il vise à déterminer si les états financiers semblent plausibles, principalement par des demandes de renseignements auprès de la direction, des procédures analytiques et des vérifications ciblées. Il n'implique pas le même niveau de test des contrôles qu'un contrôle ordinaire.
Les entreprises de moins de 10 employés à plein temps peuvent renoncer au contrôle restreint si tous les actionnaires y consentent. C'est ce qu'on appelle l'opting out.
Le système de contrôle interne en Suisse
La loi suisse ne prescrit pas de cadre spécifique pour le système de contrôle interne. Cependant, les entreprises soumises au contrôle ordinaire doivent démontrer qu'un système de contrôle interne existe et fonctionne en pratique.
Cela signifie que l'entreprise doit disposer de :
Procédures de contrôle écrites
Responsables clairement désignés
Étapes d'approbation et de révision
Séparation adéquate des tâches
Contrôles d'accès aux systèmes financiers
Preuves de vérifications ou de tests réguliers
Documentation permettant de reconstituer les pistes d'audit
Un système de contrôle interne faible ou non documenté peut créer des problèmes lors d'un contrôle ordinaire. Il peut également exposer l'entreprise à des erreurs de reporting, des risques de fraude, des problèmes fiscaux et des lacunes opérationnelles.
Les avantages d'un audit interne pour les entreprises
Un audit interne bien conduit apporte une valeur réelle et mesurable. Voici ce que les entreprises suisses gagnent systématiquement grâce à ce processus :
Détection précoce des risques : identifier les lacunes de contrôle, les faiblesses de processus et les problèmes de conformité avant qu'ils ne deviennent coûteux.
Contrôles financiers renforcés : améliorer l'exactitude et la fiabilité du reporting financier, en réduisant le risque d'erreurs ou d'inexactitudes.
Préparation aux audits : les entreprises qui réalisent des audits internes réguliers sont bien mieux préparées aux révisions statutaires, aux due diligences d'investisseurs ou aux contrôles réglementaires.
Meilleure gouvernance d'entreprise : un processus d'audit structuré soutient la surveillance du conseil d'administration, la responsabilité de la direction et une prise de décision transparente.
Conformité suisse assurée : des audits réguliers aident les entreprises à rester alignées avec les règles de TVA suisses, le droit du travail, les exigences de protection des données et les réglementations sectorielles.
Amélioration des processus : au-delà de la conformité, les audits internes font souvent apparaître des inefficacités, des doublons et des procédures obsolètes qui coûtent du temps et de l'argent.
Prévention de la fraude : la séparation des tâches, les contrôles d'accès et les rapprochements réguliers, tous testés dans le cadre de l'audit interne, comptent parmi les dispositifs de prévention de la fraude les plus efficaces pour les PME.
Comment réaliser un audit interne en 10 étapes
Voici un processus d'audit interne pratique, étape par étape, applicable à n'importe quel département, fonction ou domaine de risque de votre entreprise suisse.
Étape 1. Définir l'objectif de l'audit
Tout audit interne doit commencer par un objectif clair. Sans objectif défini, l'audit perd de sa cohérence et les constats deviennent difficiles à exploiter. Les objectifs d'audit courants incluent :
Examiner les contrôles financiers et l'exactitude du reporting
Vérifier la conformité TVA ou salariale
Évaluer les procédures d'achat et d'approvisionnement
Examiner les contrôles de trésorerie et le rapprochement bancaire
Se préparer à une révision statutaire ou à un contrôle externe
Tester les contrôles de cybersécurité et les droits d'accès aux données
Améliorer le reporting de gouvernance et la documentation du conseil
Étape 2. Définir le périmètre de l'audit
Le périmètre définit quel département, quelle période, quel processus, quelle entité ou quel domaine de risque sera examiné. Un périmètre ciblé produit des constats plus précis. Vouloir tout auditer en même temps ne produit généralement rien d'utile. Les périmètres courants incluent :
Comptabilité et tenue des livres
Facturation des ventes et reconnaissance des revenus
Paiements fournisseurs et approvisionnement
Paie et dossiers RH
Déclarations de TVA et déclarations fiscales
Approbations internes et flux d'autorisation
Gestion des stocks
Rapprochement bancaire
Documentation de conformité et dépôts réglementaires
Étape 3. Identifier les risques clés
L'évaluation des risques est la colonne vertébrale d'un audit interne basé sur les risques. Avant de commencer les tests, vous devez savoir où se situe la véritable exposition. Les risques courants à évaluer incluent :
États financiers incorrects ou incomplets
Factures manquantes ou non rapprochées
Déclarations fiscales tardives ou incorrectes
Paiements non autorisés ou notes de frais irrégulières
Processus d'approbation faibles ou inexistants
Documentation insuffisante et pistes d'audit manquantes
Dépendance excessive à un seul collaborateur pour des tâches critiques
Non-conformité avec les réglementations suisses ou les règles sectorielles
En 2026, les priorités de l'audit interne évoluent. Deloitte Suisse souligne la gouvernance de l'IA agentique comme un sujet émergent majeur. Les entreprises sont désormais attendues sur la façon dont les outils d'IA prennent des décisions, accèdent aux données et interagissent avec les systèmes financiers. Parmi les autres priorités croissantes figurent le risque technologique, l'exposition géopolitique, les changements réglementaires et la résilience opérationnelle. Un plan d'audit interne moderne doit intégrer ces réalités aux côtés des risques financiers et de conformité traditionnels.
Étape 4. Examiner les contrôles internes existants
Avant de tester, cartographiez les contrôles déjà en place. Pour chaque processus dans le périmètre, posez-vous les questions suivantes :
Qui approuve les transactions ?
Qui les enregistre dans le système ?
Qui effectue les rapprochements de comptes ?
Qui examine les rapports de gestion ?
Les tâches sont-elles correctement séparées entre différentes personnes ?
Les droits d'accès aux systèmes sont-ils limités à ce dont chaque rôle a réellement besoin ?
Les exceptions et dérogations sont-elles documentées et examinées ?
Cet exercice de cartographie révèle souvent des contrôles qui existent sur le papier mais ne sont pas appliqués en pratique, l'un des constats les plus fréquents dans les audits de PME suisses.
Étape 5. Élaborer une liste de contrôle d'audit interne
Une liste de contrôle d'audit interne structurée maintient la cohérence du processus et garantit qu'aucun élément n'est oublié. Chaque point de votre liste doit inclure :
Responsable du processus
Documents clés requis
Objectif de contrôle
Niveau de risque (élevé, moyen, faible)
Description de l'activité de contrôle
Méthode de test
Taille de l'échantillon
Preuves requises
Constats
Action recommandée
Responsable et délai
Étape 6. Collecter les preuves d'audit
Les preuves d'audit constituent la base factuelle de chaque constat. Sans elles, les constats ne sont que des opinions. Les types courants de preuves d'audit incluent :
Factures et bons de commande
Contrats et accords
Relevés bancaires et confirmations de paiement
Fichiers de paie et contrats de travail
Déclarations de TVA et annexes justificatives
Procès-verbaux du conseil d'administration et résolutions des actionnaires
Journaux système et enregistrements d'accès
Enregistrements d'approbation et pistes d'autorisation
Rapports de rapprochement et exports comptables
Étape 7. Tester les contrôles
Les tests permettent de vérifier si les contrôles fonctionnent réellement. Il n'est pas nécessaire de tout tester : concentrez-vous sur les zones à risque élevé et les contrôles clés. Les procédures d'audit courantes incluent :
Walkthroughs : suivre une transaction du début à la fin pour comprendre le processus de bout en bout.
Entretiens : demander aux responsables de processus comment les contrôles fonctionnent en pratique, et pas seulement sur le papier.
Revue documentaire : vérifier que les documents requis existent, sont complets et correctement autorisés.
Tests par sondage : sélectionner un échantillon représentatif de transactions et tester chacune par rapport aux critères de contrôle.
Réexécution : refaire indépendamment un calcul ou un rapprochement pour vérifier le résultat.
Rapprochement : comparer deux ensembles d'enregistrements pour identifier les écarts.
Tests d'exceptions : rechercher spécifiquement les transactions qui sortent des paramètres normaux, montants inhabituels, calendrier ou approbateurs.
Étape 8. Documenter clairement les constats
Chaque constat doit être documenté de manière à ce que la direction puisse le comprendre et agir en conséquence. Un constat d'audit bien rédigé comprend :
Ce qui a été examiné
Ce qui s'est mal passé ou quelle lacune a été identifiée
Pourquoi c'est important (le risque ou l'impact)
Niveau de risque : élevé, moyen ou faible
Preuves à l'appui
Cause profonde (pourquoi cela s'est-il produit ?)
Correction recommandée ou action corrective
Étape 9. Préparer le rapport d'audit interne
Le rapport d'audit interne est le principal livrable. Il doit être clair, pratique et utile pour la direction, et non un document technique dense qui reste sans suite. Un rapport bien structuré comprend :
Résumé exécutif
Périmètre et objectif
Méthodologie
Principaux risques identifiés
Constats par priorité (élevé, moyen, faible)
Recommandations
Réponse de la direction
Plan d'action avec responsables et délais
Date de suivi
Étape 10. Assurer le suivi des actions correctives
Un audit interne ne crée de valeur réelle que si l'entreprise donne suite aux constats. La phase de suivi est celle où la plupart des améliorations concrètes se produisent, et c'est là que de nombreuses entreprises échouent. Pour boucler efficacement la boucle :
Attribuer un responsable nommé à chaque action corrective
Fixer des délais réalistes mais fermes
Suivre l'avancement par rapport au plan d'action corrective
Retester les contrôles clés après remédiation pour confirmer que la correction a fonctionné
Signaler à la direction ou au conseil les constats à risque élevé non résolus
Un plan d'action corrective suivi et clôturé fait la différence entre un audit qui améliore l'entreprise et un audit qui ne produit qu'un rapport.
La liste de contrôle ultime pour un bon audit interne
Utilisez cette liste de contrôle comme point de départ pour votre processus d'audit interne. Pour les entreprises suisses, elle doit être adaptée à votre canton, votre secteur, la taille de votre entreprise et votre structure juridique : une SA genevoise soumise au contrôle ordinaire a des priorités différentes d'une Sàrl zurichoise de 15 employés.
Domaine d'audit
Vérification clé
Niveau de risque
Preuves requises
Objectif de l'audit
L'objectif est-il clairement défini ?
Élevé
Mandat d'audit ou document de planification
Périmètre
Les limites sont-elles documentées ?
Élevé
Déclaration de périmètre
Évaluation des risques
Les risques clés sont-ils identifiés et évalués ?
Élevé
Registre des risques
Contrôles internes
Les contrôles sont-ils cartographiés par processus ?
Élevé
Matrice de contrôle
Contrôles financiers
Les approbations et rapprochements sont-ils en place ?
Preuves requisesOrganigramme, revue des droits d'accès
Preuves d'audit
Vérification cléLes preuves sont-elles collectées et classées ?
Niveau de risqueÉlevé
Preuves requisesRéférentiel documentaire
Documentation des constats
Vérification cléLes constats sont-ils clairs et évalués par niveau de risque ?
Niveau de risqueÉlevé
Preuves requisesJournal des constats
Rapport d'audit
Vérification cléLe rapport est-il complet et partagé avec la direction ?
Niveau de risqueÉlevé
Preuves requisesRapport d'audit final
Actions correctives
Vérification cléDes responsables et des délais sont-ils assignés ?
Niveau de risqueÉlevé
Preuves requisesPlan d'action corrective
Suivi
Vérification cléLes actions ont-elles été réalisées et retestées ?
Niveau de risqueMoyen
Preuves requisesEnregistrements de tests de suivi
Liste de contrôle d'audit interne pour entreprises suisses
Domaines prioritaires à auditer pour les entreprises suisses
Tous les domaines d'audit ne présentent pas le même niveau de risque. Pour les entreprises suisses, ces sept domaines offrent systématiquement la plus grande valeur lorsqu'ils sont audités en premier.
1. Comptabilité et reporting financier
Commencez ici. L'exactitude du reporting financier est le fondement de tout le reste. Concentrez-vous sur les rapprochements de comptes, le processus de clôture mensuelle et annuelle, la documentation des comptes et l'exhaustivité des écritures de journal. Les erreurs ici affectent les déclarations fiscales, les révisions statutaires et les décisions de gestion.
2. TVA et conformité fiscale
La conformité TVA suisse est un domaine à risque élevé pour de nombreuses PME. Vérifiez si les taux de TVA corrects sont appliqués à chaque flux de revenus, si les déclarations sont déposées dans les délais et si toute la documentation justificative est conservée. Les risques fiscaux, notamment les dépôts tardifs, les déductions incorrectes et les documents manquants, peuvent entraîner des pénalités et des intérêts. Une bonne compréhension de la TVA en Suisse est indispensable avant d'auditer ce domaine.
3. Paie et processus RH
La paie est l'un des postes de dépenses les plus importants pour la plupart des entreprises et l'un des plus sensibles. Auditez les contrats de travail, les fichiers de paie, les calculs des cotisations sociales (AVS, AI, AC), l'autorisation des modifications salariales et la confidentialité des données RH. Les erreurs de paie peuvent entraîner des problèmes de droit du travail, des pénalités fiscales et des litiges avec les employés. Pour éviter les erreurs et les sanctions légales graves, il est recommandé de disposer d'une liste de contrôle pour la gestion de la paie et les audits.
4. Approvisionnement et paiements fournisseurs
La fraude à l'approvisionnement et les erreurs de paiement sont fréquentes dans les entreprises sans contrôles solides. Examinez les procédures d'intégration des fournisseurs, les flux d'autorisation des paiements, les vérifications des factures en double et la séparation des tâches entre la personne qui approuve un fournisseur et celle qui traite le paiement. Il s'agit d'un domaine à risque élevé de fraude quelle que soit la taille de l'entreprise.
5. Contrôles des ventes et des revenus
L'intégrité des revenus est importante pour le reporting financier, la conformité fiscale et la confiance des investisseurs. Auditez les procédures de facturation, les politiques de reconnaissance des revenus, les approbations des avoirs, les processus de recouvrement et l'exhaustivité des dossiers clients. Une attention particulière doit être portée au cut-off, c'est-à-dire à la question de savoir si les revenus sont enregistrés dans la bonne période.
6. Données, accès et processus numériques
Les contrôles numériques sont de plus en plus critiques. Vérifiez qui a accès à votre logiciel comptable, ERP ou systèmes financiers. Contrôlez si les droits des utilisateurs sont appropriés pour chaque rôle, si les modifications du système sont journalisées et examinées, si les sauvegardes sont effectuées et testées, et si les politiques de cybersécurité sont en place et respectées. En 2026, ce domaine inclut également la gouvernance des outils d'IA, c'est-à-dire la façon dont les systèmes d'IA accèdent aux données de l'entreprise, les traitent et agissent sur elles.
7. Gouvernance et prise de décision
Les contrôles de gouvernance sont souvent négligés dans les audits de PME, mais ils sont essentiels pour les entreprises soumises au contrôle ordinaire ou qui se préparent à un examen par des investisseurs. Examinez les procès-verbaux du conseil d'administration, les résolutions des actionnaires, les cadres de délégation d'autorité et la documentation des politiques internes. Les lacunes dans ce domaine peuvent créer une exposition juridique et nuire à la crédibilité du reporting financier.
Quand faire appel à un partenaire d'audit externe ?
De nombreuses PME suisses ne disposent pas d'une fonction d'audit interne dédiée. C'est courant, mais cela ne signifie pas que l'audit interne est hors de portée. Travailler avec un fiduciaire ou un partenaire d'audit externe donne à votre entreprise accès à une méthodologie structurée, un jugement indépendant et une expérience pratique dans différents secteurs, sans le coût d'un auditeur interne à temps plein.
Envisagez de faire appel à un partenaire d'audit externe lorsque :
Vous vous préparez à un contrôle ordinaire statutaire et devez documenter votre système de contrôle interne
Vous avez identifié des lacunes de contrôle, mais ne disposez pas des ressources internes pour les investiguer correctement
Vous traversez une période de croissance rapide, de restructuration ou d'activité de fusion-acquisition
Vous avez besoin d'un examen indépendant des contrôles financiers, des pratiques de conformité ou de la documentation de gouvernance
Vous souhaitez mettre en place un processus d'audit interne reproductible à partir de zéro
Les partenaires d'audit externe supervisent et dirigent les activités d'une équipe d'audit.
Comment Fiduciaire Genevoise peut aider les entreprises
Fiduciaire Genevoise aide les entreprises à se préparer aux audits internes grâce à un accompagnement clair en matière de comptabilité, de conformité et de contrôle. L'objectif est de rendre le processus d'audit plus simple, plus structuré et moins stressant.
L'équipe peut vous aider à :
Examiner votre système de contrôle interne
Identifier les lacunes dans la comptabilité ou la documentation
Préparer les documents financiers avant un audit
Vérifier les processus de TVA, de paie et de reporting
Clarifier les rôles et les procédures d'approbation
Améliorer les contrôles faibles ou manquants
Ce soutien est particulièrement utile pour les entreprises soumises aux exigences d'audit suisses, où une documentation claire et des contrôles fonctionnels sont indispensables.
Grâce à des conseils pratiques, ses experts locaux aident les entreprises à renforcer leurs processus financiers, à réduire les risques de conformité et à mieux se préparer aux audits futurs.
Améliorez la performance financière de votre entreprise
Fiduciaire Genevoise répond à vos questions et propose des solutions adaptées à vos besoins et défis financiers. Notre équipe assure votre conformité avec les réglementations suisses.
Conclusion
L'audit interne aide les entreprises suisses à comprendre si leurs processus, contrôles et pratiques de conformité fonctionnent réellement. La meilleure approche est simple : définir le périmètre, évaluer les risques, tester les contrôles, documenter les constats et assurer le suivi des améliorations concrètes.
Que vous réalisiez votre premier audit interne ou que vous construisiez un programme plus structuré, les 10 étapes de ce guide vous offrent un cadre pratique pour démarrer. Adaptez-le à la taille, au secteur et à la structure juridique de votre entreprise, et revisitez-le régulièrement au fil de votre croissance.
Besoin d'aide pour l'audit interne, les contrôles internes ou la préparation aux audits en Suisse ? Contactez notre équipe basée à Genève pour discuter de vos besoins en matière d'audit et de contrôle.